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Il pleut...

Il pleut, il pleut dehors et je crois qu'il pleut aussi dans mon coeur...je ne sais pas si ce sont des larmes de tristesse ou des larmes de joie, sans doute un peu des deux.

Longtemps je me suis cherchée. Longtemps j'ai cru qu'il fallait chercher mon bonheur et partir à la quête de qui j'étais, à la quête de moi-même. J'ai été dans beaucoup de recoins, lumineux comme sombres. Et bien, après de longues étapes, je peux vous assurer qu'il n'y a pas de bonheur ou de mieux-être ailleurs que chez vous. Et chez vous, c'est à l'intérieur de vous, dans votre corps et dans votre coeur. Là où tout est juste. Là où tout est beau. Il n'y a pas d'autre chez vous qu'à l'intérieur de vous.

En revenant régulièrement en moi, je prend conscience des différents personnages que j’interpréte et j'enleve au fur et à mesure les différents voiles, en comprenant que je suis tout, qu'il n'y a pas de séparation entre ce que je considère de bien ou de mal, je suis les deux.

Je vous partage mon expérience en me dévoilant à vous et dans cette période où je me sens perdue, je comprend qu'en réalité je me retrouve.

En me demandant pourquoi aider les autres était au coeur de ma vie depuis toujours, au travers de mon travail, de ma vie privée et familiale, je me suis rendue compte que l'aide que j'apportais était à la fois pour me sentir utile et aimée, mais aussi que cela me plaçait dans une position de pouvoir face aux autres, "je savais, donc j'étais" (du moins je croyais savoir). La fragilité de l'autre me mettait dans une posture de supérieur, où je pensais détenir la vérité et une partie de moi aidait pour se sentir moins coupable.

Se regarder en face et se dire "ok je suis ça aussi, moi aussi je fais de la merde, parfois je n'y arrive pas et je ne peux plus. Je n'arrive plus à rester dans cet état, je ne veux plus et je ne sais plus quoi faire", reconnaître cet état, reconnaître qui on est, est pour moi une des étapes majeures à la compréhension de nos systèmes, nos systèmes de pensées, nos systèmes émotionnels. J'ai mis du temps à comprendre, reconnaître et accepter, et parfois il y a encore des rechutes. Mais à partir de là, j'ai cessé de vouloir être quelqu'un (qui entre nous est épuisant) pour être juste moi.

Être moi, consciente des différentes facettes que j'incarne, en acceptant, et me permettre de revenir à ma source, à un état d'équilibre et d'amour pour intégrer qui je suis.

Plus je me dévoile, plus je m'éleve dans l'amour et plus tout ce sur quoi je me basais, ce dont j'étais certaine s'envole, comme une sensation de ne plus appartenir à aucun monde, d'être en apesanteur. Je me sens comme dans un entre deux, un ancien monde qui s'écroule, auquel je ne peux plus revenir et un nouveau monde qui se présente à moi.

Cet entre deux, c'est une sorte de transition, certains parleront d'évolution de conscience, de transition énergétique et vibratoire, qui parfois peut nous bouleverser et nous faire perdre pied, comme une impression de mourir, mais en réalité pour renaître à la vie. Ces transitions, il y en a plein au cours d'une vie, elles nous permettent de nous réinitialiser. Nous ne pouvons pas nous élever sans d'abord descendre dans nos ombres.

Lorsque tout bascule, que tout part en sucette, accueillir cet abandon et se laisser guider par ce qui se présente sans résister, est la seule chose à faire à mon sens. Revenir au calme intérieur. Cet abandon de soi à la vie c'est comme être touché par la grâce. Ça peut paraître un peu perché, mais cette sensation où l'on s'abandonne entièrement à ce souffle, c'est ressentir ce mouvement de paix et d'éternité où même si je ne sais pas, où je ne sais plus, que la tempête gronde à l'extérieur de moi, je sais que tout ira bien et que tout est possible.

Revenir à l'intérieur est une rencontre intime avec soi. Et je ne connais rien de plus beau que de se reconnaître pour apprendre à aimer, apprendre à aimer autrement que par le sentiment du besoin du regard de l'autre.

J'ai entendu cette phrase : Si tu croîs être perdu, c'est que tu es sur le bon chemin. Alors marchons sous la pluie ou plutôt marchons sur les gouttes de pluie qui nous élèvent. Elles sont le tremplin vers notre renaissance. On dit qu'après la pluie vient le beau temps. Et bien c'est ça. La pluie est nécessaire pour renaître à la lumière.


Hélène





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